Il y a des années comme ça.

Il y a des années comme ça.

Incontestablement, 2018 sera à marquer d'une pierre blanche.

De la blancheur des reines des prés : blanc plus ou moins pur, parfois rosé ou nuancé de vert très pâle. Au printemps, sur les talus, les bords de routes, dans les très rares prairies naturelles, ses hampes délicates et fragiles s'élèvent, s'offrant, regroupées, au soleil.

Et puis vient l'été et ses liserons, blancs eux aussi, aux corolles souvent veinées de rose clair.

Les petits liserons rampent, s’étalent, s'insinuent dans la moindre fente, le moindre interstice et s'installent durablement.

Les grands, quant à eux, sont peut-être moins nombreux mais plus voyants, ils prennent d'assaut chaque herbe, ronce ou buisson, ils montent, ils s'accrochent. On les retrouve aussi sur les bords de routes où ils s'incrustent, marquent leur territoire créant des éclats de lumière dans la densité de la végétation touffue.

Vous vous êtes sans doute, peut-être ?,  demandés ce qu'exprime ma signature. Ce signe, une espèce de « r » avec une grosse boucle, c'est une lettre russe qui se prononce « ya » et  signifie : je ou moi. Excès de nombrilisme direz-vous, prétention exagérée, voire bouffissure !

Que nenni, pour moi il s'agit de manifester mon engagement pour l'art et la créativité, la nécessité, l'exigence de la passion, l'affirmation de mon expression personnelle