"un de mes préférés"

Des murs de villes dans des pays du monde où, parfois, il ne fait pas bon vivre.

Des murs vieux, dégradés, décrépis, aux affiches lacérées, aux couleurs ternes.

Un homme est venu, il y a déjà des dizaines d'années.

Avant les tags et les graffitis.

Il a été le premier.

Le premier street-arter.

                                                           Et il a parlé.

                                                           Et il a paré...

Ces murs de ses dessins parlants, souffrants, gueulant, témoignant.

Des pochoirs d'une beauté surprenante, stupéfiante, bouleversante.

Des hommes, des mains, des poètes, des femmes parfois, des groupes...

Expression, expressivité, manifestation, présence, indignation, cri de de colère et de vérité, de douleur, parfois lueur d'espoir.

Ces dessins à leur tour seront lacérés, recouverts ou bien pieusement conservés...

Plus tard... quand ils sauront, quand ils auront compris.

Ils auront fait œuvre.

Cet homme qui parle des hommes aux hommes.

                                               C'est Ernest Pignon-Ernest