Billets de le67cabinetparamedical

  • Un peu de cuisine

    Et si on parlait recettes, celles des vernissages, qu'évidemment vous pouvez utiliser pour vos apéros, à détourner, améliorer. Mais ne crions pas au sublime, ce ne sont juste que des petites idées.
    A mon premier vernissage, seule originalité, des cubes de fromage à pâte, dure mais souple, surmontés de cubes de pâte de coing, bio évidemment !
    A mon second, les classiques légumes coupés en bâtonnets, à tremper dans des sauces variées : fromage blanc en faisselle avec des épices composées avec une dominante de piment fumé, très subtil et qui a beaucoup plu, du pesto maison pas classique du tout et des pâtés et autres terrines de poissons ou crustacés sur de très bons pains finement découpés comme des toasts.
    A mon troisième vernissage, quelques innovations : des fougasses du marché, bio et tendres, coupées en petits morceaux, à tremper dans diverses sauces, guacamole, un autre pesto maison, sauce au poivron.
    Pour le vernissage de l'exposition collective de la MJC, j'étais chargée des toasts, là encore des terrines, des rillettes de poissons mais avec des lamelles de fruits : mangue, kiwi, poire.

    A plus tard pour des idées déco.

  • Gelées matinales

    Alors romarin de la bordure empierrée, on se croit déjà au printemps !? avec tes petites fleurs bleues-mauves.
    Mais nous ne sommes que le premier février et les frimas vont à nouveau te ratatiner.

    Et vous les boutons de roses, on a envie de s'ouvrir, de resplendir, de s'éclater à la lumière ?
    Roses roses à la gauche du mur pignon est
    roses d'un rouge profond sur la droite.
    Les prochaines gelées prévues vont brûler les bords de vos pétales et de vos feuilles puis vont s'insinuer en vos coeurs fragiles.
    Et vous vous endormirez à nouveau pour un court sommeil. Rendez-vous au printemps pour vos floraisons futures tout au long de l'année.

    Et toi petite violette dissimulée derrière le portail, tu n'oses même pas te dresser vers le ciel, tu penches modestement vers le sol.
    Avec tes feuilles dévorées par d'invincibles, invisibles prédateurs, tu as vaillament résisté à ces quelques jours de petites gelées.
    Méfie-toi des morsures de fin d'hiver.

    Et ta voisine la pervenche dispose quelques boutons et fleurs épanouies qui illuminent le tapis dru de ses feuilles vertes et brillantes.

  • Jour de vernissage

    De mornes et sombres collines barrent l'horizon,
    des nuages gris de cendre les surplombent.
    Soudain une percée,
    un rayon de soleil vient souligner, peindre deux croupes.
    Les verts des céréales resplendissent de fraîcheur,
    les ocres, bruns, beiges, superposés, mêlés, des terres labourées se révèlent,
    les petits cubes blancs des maisons surmontés de leurs toits de terre brûlée, d'ocre rouge, de roux chauds, s'illuminent.
    A droite la silhouette rose tendre d'un château se découpe.
    Puis à nouveau l'ombre engloutit les plans rapprochés, les détails s'estompent, plus rien n'est perceptible, confusion des teintes, brouillement des sens.

    En route pour Lisle-sur-Tarn, en ce dimanche matin,
    jour de vernisssage de notre exposition collective.
    Yeux grands ouverts, coeur en joie.

  • La décharge

    LA DECHARGE
    Ample, dense, morne richesse de la décharge déstructurée,
    une buse fonce … un rat sans doute.
    Or roux de la rouille,
    gris sourds ou noirs profonds des détritus,
    pointes colorées au milieu de la masse informe, points de vive lumière,
    émergence des déchets, restes ô combien humains,
    nos rebuts nous racontent, intimité dévoilée.
    Résidus industriels, urbains, familiers ou inconnus, étranges ou étrangers.
    Discrétion de la beauté des petites choses,
    insolence de la laideur colossale des monstres dégradés,
    grandiloquence de l'amoncellement détérioré,
    gouffre de décombres transgressifs, débris-lambeaux d'histoires,
    formes périssables incongrues, boursouflures extravagantes,
    effondrements grotesques, écroulement fatal,
    strates décomposées, sombres collages des restes insolites,

    délabrement des rencontres, partage des traces,
    absurdité dévastée, diluée, dégénérescence du malentendu.
    Usines détruites, friches industrielles, châteaux en ruine, terres grignotées,
    détérioration énigmatique, obscur règne de la confusion désagrégée,
    rigueur du réel, folie de l'abstraction,
    décrépitude, nécrose, délabrement des réminiscences, destin humain.

    Une mouette posée, souffle inaudible, lugubre hurlement .

     

     

    Lire la suite