Blog

  • Des Fleurs à foison

    Des fleurs à foison

    Pour faire entrer le printemps dans votre maison, regardez autour de vous et cueillez sur les bords de chemin les fleurs sauvages aux teintes et formes variées. N'oubliez pas les graminées graciles.  Quand à moi je déteste les folles avoines, grandes, envahissantes, menaçantes ?

    Mariez les diverses nuances des luzernes, du mauve très pâle au pourpre en passant par différents violets.

    Port érigé ou fleurs retombantes, feuilles minuscules, feuillages majestueux, bractées bien présentes, composez vos bouquets, mélangez selon votre inspiration et la richesse de la nature

    Lire la suite

  • Chez ma maman

    CHEZ MA MAMAN

    Lorsqu'elle a vendu son hôtel, dans le quinzième à Paris, à proximité du village suisse, ma maman a acheté un petit appartement dans un quartier proche. Elle tenait à conserver ses habitudes, son voisinage, ses commerçants, son environnement.

    Dans son salon-pièce à vivre elle a installé une table demi-lune qu'elle a placée devant un grand miroir cuivré. A l'époque je faisais de la céramique et elle m'a commandé une demi-vasque qu'elle désirait placer sur cette table devant le miroir pour reconstituer une vasque complète !

    J'ai donc réalisé ce projet dans un esprit quelque peu 18e siècle avec des fleurs en relief et dans des couleurs discrètes.

    Et comme il me restait une demi-vasque je me suis fais plaisir en l'émaillant d'un très bel émail bleu chinois.

    Voici les deux photos.

    Lire la suite

  • En chemin

    Tout début mars, après un hiver particulièrement clément, déjà le printemps s'annonce.

    Chez moi les forsythias jaunes et les pruniers blancs fleurissent, les pensées en pots font assaut de couleurs.

    En route vers Gaillac, un axe sinueux, étroit, dangereux, la nature explose, les jardins redoublent d'offres colorées.

    De hauts mimosas aux touffes denses tranchant sur le vert sombre du feuillage.

    Des fleurettes d'un rose soutenu, tyrien ou fuchsia, ponctuent des branches brunes, dénudées.

    Plus loin des arbres aux fleurs d'un rose tendre, pastel, quelques gouttes de magenta dans un océan de blancheur.

    Une haie de buissons aux petites boules d'un rouge éclatant, entre orangé et vermillon.

    Les talus se garnissent des minuscules points bleu-mauve des myosotis.

    Aux abords de Montans, la vigne encore en hibernation, tout juste sortie d'une taille rigoureuse, se gonfle de sève pour faire éclore des bourgeons prometteurs.

    C'est la vie de mon village.

  • News du dernier vernissage

    Des nouvelles de mon dernier vernissage

     

    Je crains bien que mes petites gourmandises salées aient été plus appréciées que mes tableaux. Il faut dire que j'avais fait preuve d'inventivité : pas moins de quatre sortes de pesto crées pour l'occasion.

    Aucun avec du basilic mais à chacun ses herbes variées, son huile très particulière, ses fruits secs et une dominante : thon et câpres ; prunes et kiwi ; anchois, olives, câpres et ail ; légumes verts. Pour certains un peu de pain noir nordique ou de gressins au sésame pour donner de la consistance et rajouter un goût supplémentaire.

    Il y avait aussi des fonds d'artichauts – poivronnade et diverses petites choses plus classiques.

    J'ai beaucoup aimer les échanges avec le public convié tous les dimanches matins pour une démonstration d'aquarelle ou de « grattage ». Il y avait ceux a qui cela rappelait des souvenirs plus ou moins lointains et ceux qui découvraient. C'est une expérience à renouveler.

  • Brumes

    Des collines d'un doux bleu-vert.

    A l'horizon contre le ciel bas, gris argent, légèrement moutonneux, une ample et dense bande de brume très blanche suit le cours du Tarn.Et descendant vers nous,des maisonnettes isolées ou regroupées, des arbres dépouillés, des bosquets, des champs imbriqués, des prés encore verts, une chapelle, un château d'eau, des serres, des vignes, un château dominant.

    Toute une vie.

  • Inspirations

    Chaque automne, lorsque j'emprunte l'autoroute en direction de Toulouse je suis émerveillée, j'en prends plein les yeux.

    Ses abords sont paysagés.

    Bouquets de buissons, arbres groupés ou sujets isolés, squelettes de troncs et de branches, massifs ou graciles émergeant de la masse étagée.

    Toute une déclinaison de teintes chaudes, de nuances entremêlées, fondues, de camaïeux chantants.

    Des bruns, ombres, sienne ou sépias

    Des ocres et des jaunes, éclatants, pâles ou éteints, tirant sur le beige, le kaki, le citron, l'or ou l'orangé

    Des verts sourds, brillants ou argentés

    Des rouges flamboyants : vermillon et carmin, fraise et grenat, tomate et coquelicot, cerise et pourpre.

    Ivresse des sens, je me remplis d'impressions, de sensations, de formes et de couleurs.

    Je vais peindre ce qui impressionné ma rétine et mon cœur.

    Sans doute en deux techniques : aquarelle liquide, plus ou moins maîtisée, soudaine, souvent imprévisible, créative, spontanée, fusionnelle.

    Et une ou des touches d'acrylique.

    En fait j'ai, généralement, deux approches de l'acte créateur.

    D'un côté, une subtile et légère inspiration, une douce force qui me poussent, me pressent, me guident et même me dépassent.

    Immédiateté, proximité, surprise, excitation, élan, imagination, le « coller à l'instant et à la page ou à l'objet ».

    De l'autre un processus lent, long de maturation, des jours, surtout des nuits, des semaines, voire des années, reposant d'une part sur des recherches au sein de mon impressionnante documentation personnelle, aidée par internet et d'autre part sur des dessins préparatoires, des variations, des séries. Des milliers de photographies me sollicitent et m'inspirent. Mais aussi la visite des musées, la plongée dans les livres et revues d'art.

    Et selon la démarche et les thèmes choisis ou qui s'imposent, les matières se singularisent : légèreté ou masse, finesse ou épaisseur, les gestes, les mouvements diffèrent : amples ou mesurés, larges ou précis, les outils très divers et les multiples techniques au service de l'idée s'impriment,s'implantent.

  • Pique-boeuf

    Un très gros tracteur vert

    derrière, un très long semoir rouge

    sur une terre brune, travaillée, préparée, fine, prête.

    Une trentaine de pique-bœufs très blancs se massent dans son sillage.

    Très long cou et corps dodu de ballon de rugby.

    Gourmands, avides, pressants.

  • Ma cheminée

    Nous avons acheté cette ferme alors que nous vivions en Afrique et à notre retour nous nous sommes attaqués aux travaux, faire du chais un logement pour nous quatre.

    Évidemment une immense ouverture pour laisser passer les engins agricoles ce qui obligeait à créer une mezzanine et une tout aussi grande porte-fenêtre. J'ai réalisé un dessin inspiré, très lointainement, d'un voyage en Alsace : maisons-fermes, en ville, des vignerons qui possédaient des portes aux fenestrons en forme de petit losange.

    Premier impératif : utiliser ou conserver un maximum de bois, poutres, parquets, cloisons et différentes essences nobles, châtaignier, orme.

    Second impératif : concevoir et construire une cheminée, un rêve... d'enfance peut-être.

    A ce sujet j'ai fait des recherches pour lui donner les dimensions idéales pour un bon tirage et un fonctionnement optimum.

    J'en ai dessiné le plan.

    J'ai cherché une carrière qui me convienne et, à Auriac-sur-Vendinelle, j'ai trouvé de belles pierres légèrement rosées.

    J'ai déniché un tailleur de pierres et ai bataillé dur pour qu'il les taille de la plus grande dimension possible alors qu'il était habitué aux petits cubes.

    Je me suis procuré une très belle poutre en orme, en ai dessiné l'assemblage à mi-bois, à l'ancienne. Douceur, sensualité du bois finement poncé puis ciré.

    Dans une casse, tout à fait par hasard, j'ai découvert une grande et épaisse pièce ronde issue d'un moteur de locomotive. Elle m'a servi de base et a conduit à une organisation en rosace des briques réfractaires. Percée de trous confortables, elle permet l'aération, par en-dessous, des bûches.

    Par la suite nous avons installé un système de chauffage totalement inefficace et deux récupérateurs de chaleur, sans plus de succès.

    On peut dire que je me suis investie mais...

    Bref, ma très belle cheminée n'a pratiquement jamais servi : quelques flambées pour le plaisir de nos yeux, quelques crépitements joyeux pour la délectation de nos oreilles.

    Rien de bien sérieux en somme.

    Beaucoup plus tard, les filles étant grandes et mon mari s'étant évacué, j'ai fait installer une clim réversible très gourmande en watts.

    De plus comme j'ai un tarif EJP, extrêmement cher en certaines périodes, je grelottais 22 jours, au moins, par an. Je supportais des températures de 8-10° ou même beaucoup moins. Et puis l'année dernière mon corps a dit stop, mon organisme a dit niet : il s'est mis à revendiquer, à souffrir, à se contracturer intensément et douloureusement.

    Cette année Laure a décidé de me payer un poêle à bois. Nous avons réfléchi à plusieurs solutions. Je suis allée à Puygouzon faire le tour des fabricants et installateurs mais, comme à son habitude, elle a pris les choses en main et s'est dirigée vers son magasin préféré. La mode est aux poêles hauts, impossibles à installer dans ma, pourtant large et haute, cheminée.

    Et elle a trouvé un adorable petit poêle à base ovale qui s'insère parfaitement dans le cercle formé par ma plaque.

    Elle n'avait pas vraiment de souvenir exact de sa forme ni de sa dimension.

    Il n'y en avait qu'un... et c'était celui-là

    Je craignais la contrainte d'alimenter régulièrement le feu, d'aller chercher les bûches , de les ranger, de nettoyer quotidiennement la grille et remplir l'immense tiroir à cendres.

    En fait j'aime

    et beaucoup même.

    Plaisir de craquer des allumettes.

    Partagé avec Françoise Lhéritier.

  • Gilets jaunes

    Gaillac

    Une ligne droite

    une route encaissée passant sous deux ponts

    à l'exact moitié de ces deux ponts

    tout à fait au milieu de la route

    à cheval sur la ligne continue

    un gilet jaune laissé, tombé, perdu, jeté, abandonné, trahi ?

    Dix morts à ce jour, sur toute la France.

    Aucune réaction, ni protestation, ni contestation, ni révolte, ni rébellion, ni opposition.

    D'insurrection, de résistance, d'émeute, de soulèvement que nenni.

    Je crie, je hurle, je pleure.

    Aucune voix ne s'élève.

    Des morts tout simplement banales.

  • Et moi

    Vous vous êtes sans doute, peut-être ?,  demandés ce qu'exprime ma signature. Ce signe, une espèce de « r » avec une grosse boucle, c'est une lettre russe qui se prononce « ya » et  signifie : je ou moi. Excès de nombrilisme direz-vous, prétention exagérée, voire bouffissure !

    Que nenni, pour moi il s'agit de manifester mon engagement pour l'art et la créativité, la nécessité, l'exigence de la passion, l'affirmation de mon expression personnelle

  • ma première injustice

    Ma première - grosse – grosse injustice ressentie – ma première révolte.

    J'ai quatre ans et je dessine un lièvre – pas un lapin – un lièvre. Il est beau, réaliste, vrai, saisi dans son effort, les bons contours, les bonnes oreilles, les bonnes couleurs.

    Papa - avec qui je ne vis pas – le découvre et me dit : « ce n'est pas toi qui l'a dessiné ».

    Je proteste, de toutes mes forces de petite fille devant l'autorité, j'implore de me croire, je supplie, je conjure.

    Rien n'y fait, je n'arrive pas à le convaincre.

    Alors péremptoire, il abat son dernier argument : « si c'est toi tu n'as qu'à le refaire ».

    Je m'y attelle mais stress, angoisse, le résultat n'est pas au rendez-vous.

    Il exulte : « bien sûr, ça ne pouvait pas être toi, j'en étais certain ».

    Mais moi - je savais...

    Maintenant encore, une anxiété me saisit quand je dois recopier un de mes dessins, refaire une de mes peintures. La peur au ventre.

    Alors pour l'exorciser – justement – je recommence – je fais de nombreux essais dans ma pratique –  j'amoncelle les séries - je peaufine – je complète – j'approfondis.

    Et ainsi je progresse

  • "un de mes préférés"

    Des murs de villes dans des pays du monde où, parfois, il ne fait pas bon vivre.

    Des murs vieux, dégradés, décrépis, aux affiches lacérées, aux couleurs ternes.

    Un homme est venu, il y a déjà des dizaines d'années.

    Avant les tags et les graffitis.

    Il a été le premier.

    Le premier street-arter.

                                                               Et il a parlé.

                                                               Et il a paré...

    Ces murs de ses dessins parlants, souffrants, gueulant, témoignant.

    Des pochoirs d'une beauté surprenante, stupéfiante, bouleversante.

    Des hommes, des mains, des poètes, des femmes parfois, des groupes...

    Expression, expressivité, manifestation, présence, indignation, cri de de colère et de vérité, de douleur, parfois lueur d'espoir.

    Ces dessins à leur tour seront lacérés, recouverts ou bien pieusement conservés...

    Plus tard... quand ils sauront, quand ils auront compris.

    Ils auront fait œuvre.

    Cet homme qui parle des hommes aux hommes.

                                                   C'est Ernest Pignon-Ernest

     

  • Ici et Ailleurs

    Hier, ailleurs, la pluie a été Mort, désolation, angoisse mais aussi timide solidarité.

    Images de destruction. Puissance aveugle des éléments. Rapidité surprenante du désastre.

     

    Ici, aujourd'hui, la pluie est renouveau, recommencement, jaillissement d'arrière-saison.

    Images de renaissance. Douceur des éléments. Extrême diligence de l'accomplissement.

    Ailleurs, ruine et dévastation.

    Ici, le sol se couvre des fines tiges torsadées des herbes qui arrivent à la vie, des doubles feuilles rondes des dicotylédones, du gazon hier desséché, maintenant revivifié.

     

    Force et miracle de la nature.

    Là-bas, ravage, anéantissement.

    Ici, reconstruction, recréation d'un paradis momentanément disparu.

  • Il y a des années comme ça.

    Il y a des années comme ça.

    Incontestablement, 2018 sera à marquer d'une pierre blanche.

    De la blancheur des reines des prés : blanc plus ou moins pur, parfois rosé ou nuancé de vert très pâle. Au printemps, sur les talus, les bords de routes, dans les très rares prairies naturelles, ses hampes délicates et fragiles s'élèvent, s'offrant, regroupées, au soleil.

    Et puis vient l'été et ses liserons, blancs eux aussi, aux corolles souvent veinées de rose clair.

    Les petits liserons rampent, s’étalent, s'insinuent dans la moindre fente, le moindre interstice et s'installent durablement.

    Les grands, quant à eux, sont peut-être moins nombreux mais plus voyants, ils prennent d'assaut chaque herbe, ronce ou buisson, ils montent, ils s'accrochent. On les retrouve aussi sur les bords de routes où ils s'incrustent, marquent leur territoire créant des éclats de lumière dans la densité de la végétation touffue.

    Vous vous êtes sans doute, peut-être ?,  demandés ce qu'exprime ma signature. Ce signe, une espèce de « r » avec une grosse boucle, c'est une lettre russe qui se prononce « ya » et  signifie : je ou moi. Excès de nombrilisme direz-vous, prétention exagérée, voire bouffissure !

    Que nenni, pour moi il s'agit de manifester mon engagement pour l'art et la créativité, la nécessité, l'exigence de la passion, l'affirmation de mon expression personnelle

  • Offrez-moi

    J'aimerais que vous m'offriez toutes les couleurs changeantes des couchers de soleil,

                            toutes les nuances délicates du ciel,

                            toutes les teintes torturées de la tempête,

                            tous les levers de matins calmes,

                            toutes les taches multicolores des fleurs du printemps,

                            mais ne pas oublier celles de l'été, de l'automne et même de l'hiver,

                            les milliers de verts des herbes, des feuilles, des arbres,

                            vert pastel, citron, olive, kaki, amande, feuille, anglais, sapin,

                            toutes les ombres de la forêt,

                            toutes les pâleurs du brouillard,

                            les parme, lilas, lavande et mauve des romarins, lavandes, glycines, hortensias, lilas et agapanthes

                            tous les ors des envies,

                            tous les oranges vifs et les jaunes safran, sahara des précieux pétales,

                            toute l'encre de la nuit,

                            tous les bleus de Marie, camaïeu d'outremer, de cobalt, de Prusse avec une pointe de     turquoise,

                            tous les noirs de la vengeance,

                            tous les rouges des massacres,

                            tous les blancs bleutés, grisés, rosés, violacés de la neige,

                            tous les miroitements et les jaillissements de l'eau,

                            tous les reflets brouillés dans l'eau,

                            toutes les iridescences de l'argent,

                            tous les roux chauds, les fauves jaspés, les bruns profonds, les terres d'ombre et de sienne, les ocres et les briques de l'automne,

                            tous les jaunes sombres de la jalousie,

                            tous les rubis et cramoisis de la concupiscence,

                            les orages et la confusion des sens,

                            les feux d'artifice avec leurs cascades de brillances,

                            toutes les bigarrures des brocards et autres somptueuses étoffes,

                            le chiné de la laine,

                            la douceur du velours aux tons chamarrés,

                            tous les gris aux noms chantants, perle, souris, Isabelle, tourterelle,

                            toutes les petites aubes blafardes,

                            toutes les livides aurores,

                            tous les crépuscules mordorés,

                            tous les chatoiements colorés de la mer.

     

    Offrez les moi et j'en ferai des tableaux pour notre commun plaisir.

                           

                            

  • Romarins en fleurs

    Presque deux mois plus tard, des nouvelles des romarins de la bordure empierrée. Ils ont évidemment résisté à cet hiver plutôt clément, excepté quelques jours « mordants » en toute fin de période.

    Une intense floraison mauve les recouvre.

    Mais le malicieux coup de pinceau du soleil couchant les magnifie, les teinte d'une chaude nuance lilas rosé doré et crée une couleur inédite, insolite, indéfinissable.

    Voici revenu le moment - trop éphémère ! - des glycines.

    Les troncs et les branches noueuses se tordent, s'élancent ou se courbent.

    Les lourdes grappes de fleurs parme penchent élégamment vers le sol et les rares feuilles vert tendre ponctuent, d'ici de là, cette abondante floraison.

    Et très bientôt ces dernières prendront le pouvoir en une ruisselante et brillante cascade.

     

    Il neige des pétales roses et le cercle, au pied des arbres, s'arrondit en un tapis luxueux.

     

     

  • Foire du premier mai à Gaillac

    Foire du premier mai à Gaillac. Foire du premier mai

     

    Lire la suite